Si le roman Ramata paraît si réaliste, c'est parce qu'il aborde avec une grande vérité les problèmes de notre époque et particulièrement ceux de la ville moderne. En effet, le romancier apporte des questions telles que la violence, l'alcoolisme, l'infidélité conjugale, les meurtres. La vie sociale y est également largement abordé avec le pouvoir qu'a l'argent notamment pour dominer et écraser les autres. Ramata, du fait de sa beauté connaitra la richesse et la gloire mais également la déchéance et la misère, abandonnée de tous. Cet aspect du roman montre donc ce pouvoir de l'argent ainsi que le regard que la société porte sur l'individu. Ramata est donc une sorte de roman-miroir de la société sénégalaise d'aujourd'hui et plus généralement du monde contemporain.
De plus ce roman, est le reflet de l'univers africain. Tout d'abord le cadre le situ au Sénégal et plus précisément a Dakar. Les lieux apparaissent comme familiers au lecteur qui connaitrait la ville de Dakar. Ensuite, le roman évoque une partie de l'histoire du Sénégal avant et après les indépendances. Les grandes figures politique de ce pays y sont relatées ainsi que les étapes marquantes de la marche vers l'indépendance. Enfin Ramata décris la société sénégalaise avec ces coutumes, ces ethnies ainsi que certaines activités comme celle des lébous. D'autres aspect de la société sénégalaise sont visibles dans le roman. L'auteur fait allusion a la religion, a l'éducation mais aussi a un certain nombre de croyances et superstition très enracinées.
Ce réalisme dont fait preuve l'auteur, fait que le lecteur n'est pas du tout dépaysé lorsqu'il rentre dans l'univers de l'héroïne. Certes les meurtres qui crées le suspense dans ce roman policier le font entrer dans un monde de fiction mais la lecture confirmera a la fin ses attentes. A cause de son infidélité et des multiples fautes qu'elle connait, Ramata semble recevoir a la fin un châtiment mérité. Dans une société sénégalaise attaché a la religion et aux coutumes, les bonnes ou les mauvaises actions reçoivent toujours la récompense ou la punition, en tout cas dans la croyance populaire. Ainsi donc le roman ne laisse pas le lecteur sur sa fin mais au contraire il le tiens en haleine.
Ce qui frappe le lecteur du roman c'est le langage des personnages. L'auteur passe de la langue soutenue a la langue familière voire vulgaire. Les dialogues entre les personnages sont souvent des traductions littérales du wolof. Ce sont donc des tournures de phrases qui peuvent être différentes de ce que le français aurait utilisé: "Il a tété le sein, me l'a donné, j'ai tété" page97 ; "Hé! Ngor..." page98
Les personnages du roman sont ceux de la vie ordinaire et l'auteur leur attribut souvent des réactions et des propos de gens ordinaire ou qui appartiennent aux milieu du banditisme. Dans ce cas, il s'exprime souvent dans leur jargon propre a leur milieu.
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