Si
Ramata était un tableau se serait Bleu d’Afrique de Jessica Testut (2008).
Le mélange des couleurs bleu et doré représente les deux faces du personnage.
Le bleu montre son caractère de femme digne, respectueuse avec lequel elle se
recouvre. Et le doré désigne sa chaleur intérieure, la part d’elle-même qui ne
demande qu’à s’échapper. Sur se tableau
on voit une magnifique femme à la silhouette parfaite comme celle que Abasse
Ndione nous décrit. La femme est de dos,
elle montre la moitié de son visage comme deux des couvertures du livre. Ainsi, ne dévoile qu’une partie d’elle même. Les traits de son visage sont assez flous, on
ne voit pas ses yeux comme si elle
cachait sa réelle personnalité. Cette œuvre, englobe beaucoup de point que l’on a cité sur les couvertures.
C’est en partit pour cela que pour moi ce tableau représente bien Ramata.
Si
Ramata était une texture, se serait de la soie, un tissue noble, doux et
agréable. Comme Ramata, elle appartient à une haute catégorie. Elle est magnifique
et enviée. C’est un tissu très plaisant mais elle a aussi besoin d’attention,
de protection. La soie est une matière fragile et Ramata en est de même loin de
Ngord Ndong. Elle a besoin qu’il s’occupe d’elle, qu’il fasse attention à elle,
qu’il ne l’abandonne pas. Si elle n’a pas l’attention qu’elle réclame elle est
rapidement détruite. C’est ainsi que lorsque Ramata perd son amant, elle perd tout
ses esprits.
Si
Ramata était un goût, elle aurait la saveur de la goyave. Ce fruit à un goût
fort plaisant et doux au début mais lorsque l’on croque le grain c’est un
goût acide et fort qui s’en dégage. Une
saveur tout de suite plus poignante, plus saisissante. Je revois dans ces
saveurs les caractères de Ramata. C’est une femme douce, tendre au début du
livre mais dés que l’on se rapproche de son cœur, dés qu’on arrive à une
certaine partie de l’histoire, on découvre une autre personnalité. Un caractère
plus prononcé, totalement l’inverse de la première impression. L’écrivain nous décrit une femme provocante.
Comme la goyave, certaines personnes peuvent aimer sa réelle personnalité, la
comprendre et d’autre peuvent la trouver déplaisante.
Si
Ramata était un parfum, se serait une odeur absolument divine. Un parfum
féminin, sensuelle qui vous attire et vous fait fermer les yeux pour mieux
le distinguer, pour être distrait que par cette odeur si fraiche, si plaisante.
Ce parfum serait tellement doux qu’il nous donnerait envie de le sentir encore
et encore pour en garder un souvenir intact. Il serait si attirant qu’il en
deviendrait vital, presque comme une drogue. Cette description est quelque peu
différente que les précédentes car malgré la réelle personnalité de Ramata,
elle parvient à capter le lecteur qui ne peut pas se séparer de ce personnage
si captivant. Ramata est une femme remarquée par tous, elle est admirée,
regardée, nul ne peut retirer son regard d’elle. Son mari est tellement attaché
à elle qu’il ne parvient pas à vivre sans elle.
Si Ramata était une
musique, se serait une mélodie plutôt douce, zen, assez lente. Mais elle serait uniquement composée de notes
graves. Ce serait comme Ramata, qui elle
cache derrière son apparence envoutante une personnalité plus rude. En réalité
elle est faite de douleur comparable aux notes graves qui rappellent
souvent la tristesse et la déprime. Ramata voile ce caractère sous une
apparence sensuelle et élégante tout comme cette mélodie qui couvre ses notes d’un
rythme calme et gracieux.

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