Ramata possède de
nombreuses caractéristiques qui font de lui un roman réaliste, c'est-à-dire un
roman décrivant la vie quotidienne sans chercher a l’idéaliser en se basant sur
des lieux et faits réels ainsi que de nombreux détails sociologiques ainsi que d’autres
procédés qui seront mentionnés par la
suite
Néanmoins je souhaite commencer par le fait qu’Abasse Ndion tend a exagérer, notamment sur la beauté de Ramata qui par la description de l’auteur peut être apparenté a une déesse comme au passage de la ligne 355 « Malgré ses yeux injectés, ses traits bouffis, avachis par la fatigue, l’abus d’alcool, Ibou Faye ne put s’empêcher de penser qu’elle demeurait toujours une femme splendide, très potable ». Elle semble misérable et sale mais demeure plus belle qu’une grande partie des autres femmes car elle est qualifie de « femme splendide ».Les points de vue varient, il est donc impossible pour l’auteur d’être absolument neutre.
A présent, intéressons nous aux éléments cités dans la brève introduction du sujet. Tout d’abord le cadre spatio-temporel ainsi que les différents faits vrais inspirés de la réalité. Au cours de la lecture on a deux situations en parallèles ,tout d’abord, la vie de Ramata et des autres personnages qui emmène le lecteur a voyage vers des lieux existants encore de nos jours comme « la région des Niayes » ou encore différentes villes « Bargny » .De plus, un paysage décrit minutieusement comme l’illustre les expressions « végétation jadis luxuriante » « Les nombreux buissons qui fixaient les dunes étaient desséchées » et « Les baobabs emblématiques avaient perdu leur splendeur d’antan ».Ensuite, on trouve également l’évolution de la situation politique du Sénégal qui le mène jusqu'à l’indépendance et nous fixent dans le temps. Cette notion du temps se retrouve également dans la vie des personnages, même si de façon moins importante, lors de la description des changements de saisons et donc de climat.
Deux autres éléments qui font de cette œuvre un roman réaliste sont le choix du point de vue omniscient, qui nous permet de connaitre toutes les émotions mais aussi les pensées et les événements de la vie de chacun des personnages, et des faits+personnages réels. En effet, l’enchainement d’actions ayant lieu dans l’histoire, comme le viol de Ramata ou la corruption d’un gouvernement mais aussi le suicide d’un mari cocu, pourraient survenir dans de nombreuses sociétés. Ici l’auteur témoigne des problèmes sociaux de son époque. Enfin, les personnages sont banals, ce sont des êtres qui auraient parfaitement leur place dans la société moderne par leurs actes et leur vie quotidienne. En effet, on pourrait clairement s’identifier a de nombreux d’entre eux.
Enfin, le style d’écriture du romancier. Il ne juge pas, ne condamne pas mais expose les faits de la façon la plus impartiale possible, il ne le fait pas tout le temps come mentionner initialement. Et il change le vocabulaire pour chacun de ses personnages. Il fait en sorte que leurs paroles, mais aussi le fait que certains ne maitrisent pas des activités banales comme l’écriture, afin de mettre en avant leur milieu social et ne laissant personne de appart.
Néanmoins je souhaite commencer par le fait qu’Abasse Ndion tend a exagérer, notamment sur la beauté de Ramata qui par la description de l’auteur peut être apparenté a une déesse comme au passage de la ligne 355 « Malgré ses yeux injectés, ses traits bouffis, avachis par la fatigue, l’abus d’alcool, Ibou Faye ne put s’empêcher de penser qu’elle demeurait toujours une femme splendide, très potable ». Elle semble misérable et sale mais demeure plus belle qu’une grande partie des autres femmes car elle est qualifie de « femme splendide ».Les points de vue varient, il est donc impossible pour l’auteur d’être absolument neutre.
A présent, intéressons nous aux éléments cités dans la brève introduction du sujet. Tout d’abord le cadre spatio-temporel ainsi que les différents faits vrais inspirés de la réalité. Au cours de la lecture on a deux situations en parallèles ,tout d’abord, la vie de Ramata et des autres personnages qui emmène le lecteur a voyage vers des lieux existants encore de nos jours comme « la région des Niayes » ou encore différentes villes « Bargny » .De plus, un paysage décrit minutieusement comme l’illustre les expressions « végétation jadis luxuriante » « Les nombreux buissons qui fixaient les dunes étaient desséchées » et « Les baobabs emblématiques avaient perdu leur splendeur d’antan ».Ensuite, on trouve également l’évolution de la situation politique du Sénégal qui le mène jusqu'à l’indépendance et nous fixent dans le temps. Cette notion du temps se retrouve également dans la vie des personnages, même si de façon moins importante, lors de la description des changements de saisons et donc de climat.
Deux autres éléments qui font de cette œuvre un roman réaliste sont le choix du point de vue omniscient, qui nous permet de connaitre toutes les émotions mais aussi les pensées et les événements de la vie de chacun des personnages, et des faits+personnages réels. En effet, l’enchainement d’actions ayant lieu dans l’histoire, comme le viol de Ramata ou la corruption d’un gouvernement mais aussi le suicide d’un mari cocu, pourraient survenir dans de nombreuses sociétés. Ici l’auteur témoigne des problèmes sociaux de son époque. Enfin, les personnages sont banals, ce sont des êtres qui auraient parfaitement leur place dans la société moderne par leurs actes et leur vie quotidienne. En effet, on pourrait clairement s’identifier a de nombreux d’entre eux.
Enfin, le style d’écriture du romancier. Il ne juge pas, ne condamne pas mais expose les faits de la façon la plus impartiale possible, il ne le fait pas tout le temps come mentionner initialement. Et il change le vocabulaire pour chacun de ses personnages. Il fait en sorte que leurs paroles, mais aussi le fait que certains ne maitrisent pas des activités banales comme l’écriture, afin de mettre en avant leur milieu social et ne laissant personne de appart.
Il est possible
d’en conclure que grâce à un style d’écriture précis et des éléments réels
(inspirés de sa vie?) il donne une tonalite réaliste à son roman.
MASSI CHEVAUX DOUNDEU
MASSI CHEVAUX DOUNDEU
Vos réflexions sur le réalisme dans Ramata sont très pertinentes. Massimiliano relève toutefois une limite de l'aspect réaliste, notamment par le portrait d'une beauté idyllique de Ramata par l'auteur. Il souligne ainsi qu'un point de vue précis de l'auteur est donné. Le réalisme rencontre-t-il des limites dans Ramata ? L'aspect hyperbolique de certaines descriptions est-il "compatible" avec un registre réaliste ?
RépondreSupprimerQuel est le point de vue narratif adopté dans ce roman ? Omniscient, interne, externe ?
N'hésitez pas à rebondir sur les réponses des uns et des autres, et à vous lire, afin de nourrir un débat où plusieurs points de vue se côtoient ! N'hésitez pas à réécrire également... (Cf article publié sur le blog)