jeudi 16 avril 2015

Le portrait chinois du roman Ramata

Si le roman Ramata était une mélodie, ce serait la chanson "the way you make me feel", de Micheal Jackson qui provient de son album “Bad”, 1987. Je trouve cette chanson parfaite parce que les paroles collent très bien au personnage de Ramata, et l'effet envoûtant de sa beauté qui agit sur ces amants ( hommes dont une femme).
Des les deux premiers paragraphes de la chanson , on identifie Ramata : 

Hey jolie bébé avec tes hauts talons

Tu me donnes de la fièvre
Comme je n'ai jamais, jamais connu
Tu n'es qu'une production de la beauté
J'aime le groove de ta démarche
Ta façon de parler, ta robe
Je sens ta fièvre
A des kilomètres
Je t'emmènerais dans ma voiture
Et nous peindrons la ville
Embrasses-moi simplement bébé
Et dis-moi deux fois
Que tu es celle qu'il me faut


Refrain : L'état dans lequel tu me mets
(L'état dans lequel tu me mets)
Tu m'excites vraiment
(tu m'excites vraiment)
Tu me fais perdre la tête
((tu me fais perdre la tête)
Mes jours de solitude sont terminés
(mes jours de solitude sont terminés)

J'aime la sensation que tu me donnes
Tiens-moi et je suis en extase
Oh je vais travailler de neuf à cinq
Pour t'acheter des choses afin de te garder à mes côtés
Je n'ai jamais été si amoureux auparavant
Promets moi juste bébé, que tu m'aimeras pour toujours, un peu plus
Je jure que je te
Satisferais
Car tu es celle qu'il me faut
On retrouve dans cette seule phrase "je n'ai jamais été si amoureux auparavant ,promets moi juste bébé, que tu m'aimeras pour toujours, un peu plus. Je jure que je te satisferais car tu es celle qu'il me faut" un des passages les plus importants du livre qu'il existe : lorsque Ramata répète a peu près les mêmes paroles a Ngor tant elle en est amoureuse et ressent en sa compagnie toute l'extase, la plaisir qu'elle recherche durant toute sa vie. 

Si le roman etait une odeur, ce serait l'odeur du parfum  de la marque Guerlain, "la petite robe noire" car  selon la maison Guerlain, ce parfum correspond à "une jeune femme coquine". Sa devise est Sexy but always smart (Sexy mais toujours intelligente),"Je suis absolument essentielle et irrésistible". Le parfum est une dentelle florale fraîche tourbillonnant , brodé avec des notes fruitées mousseux . 
Je retrouve ce cote sophistique, précieux chez Ramata, dans son habillement et son attitude. Je trouve que Ramata correspond a une senteur de fruits/ plantes exotiques présente dans le parfum (  vanille, patchouli, musc blanc) et une touche de réglisse pour épicer pour le tout, puisque Ramata a en effet un caractère très manipulateur. 

Si le roman devait être un objet ce serait un manteau de fourrure animale de luxe car c'est justement un habit qui valorise les personnes d'une certaine classe sociale supérieure, les gens plutôt riches, et Ramata devient riche en épousant de Matar Samb. C'est aussi un vêtement extravagant, très voyant qu'il faut porte avec style. 
Si Ramata devait être cet habit ou le porter, on retrouverai ce cote cruel et manipulateur en elle, a travers le fait qu 'on ait peut être tuée, ou rase les poils d'animaux pour confectionner le manteau. Le fait que le manteau soit fait pour se "couvrir" laisse entendre un syllepse de sens ce cas , Ramata, cherche souvent a se "couvrir" durant tout le texte pour tous ces méfaits. 

Si ce roman était un gout, ce serait celui du fruit de la mangue ( fruit exotique comme précisé auparavant) avec du piment rouge. La mangue est un fruit très juteux et sucre, ce qui rappelle l'histoire de Ramata, et sa personnalité. Le livre est accrocheur et se lit très bien, il donc "juteux" , c'est un livre avec de "gout". Le piment de l'action repose sur des scènes inattendues, imprévues" ( viol de Ramata, suicide de Matar, la nuit au commissariat).  
Mais la personnalité de Ramata est aussi pimente, dans un sens, a cause de sa conquête du plaisir, son cote manipulateur, menteuse et l’adrénaline qu'elle met dans sa vie en essayant d'avoir des relations sexuelles avec d'autres amants. Le piment "rouge" accentue aussi la présence fréquente de sang dans l'oeuvre.



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