Avant toute chose, il nous faut définir ce qu'est un roman réaliste.
C'est un roman dans lequel les lieux sont décrits de façon fidèle à des lieux existants réellement. Dans Ramata, Abass Ndione fait référence à des endroits connus de tout sénégalias. Par exemple, il évoque le théâtre Daniel Sorano ou encore Soumbédioune. Mais fait également référence à des personnages connus comme Léopold Sédar Senghor, l'illustre poète et président sénégalais.
Un roman réaliste doit également faire se référer à des fait connus, comme à la première page du roman : "Le samedi 3 Avril, veille de la fête nationale" (l.1), "l'hivernage commençait fin mai-début juin" (l.9-10). Parmis ces faits connus, il évoque des dates qui donnent au lecteur le sentiment de "vivre ce roman", car il s'identifie à celles-ci.
L'utilisation de l'imparfait est un procédé propre au réalisme. Dans Ramata, il ne sert de chercher bien loin, car on retrouve des phrases exprimant une habitude (emplois de l'imparfait) dès les 9e et 10e lignes de la première page du roman, mais encore : "On était [...], minuit était.", "s'apprêtaient" (page 407, l. 7 et 9)
Les dialogues qui rendent le récit vraisemblable sont représentants de la présence du registre réaliste dans un texte. Dans ce roman, on retrouve, parmis de nombreux autres, un dialogue entre Matar Samb et Ibnou Faye à la page 176.
Selon moi, tous les éléments du registre réaliste sont présents dans le roman d'Abasse Ndione. Ainsi, je peux en conclure que c'est un roman réaliste et rejoins alors le point de vue de nombreux de mes camarades de classe.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire