L’auteur Abasse Ndione nait en
décembre 1946 au Sénégal dans un village traditionnel de pêcheurs à trente-cinq
kilomètres de Dakar. Sa première profession est infirmier d’État. Puis en 2000,
parait Ramata, une œuvre où les thèmes redondants au cours de l’œuvre sont :
corruption, la manipulation, le mensonge, l'ingratitude, et surtout
L'INJUSTICE. Ce roman raconte ainsi la vie et les aventures d'une femme
manipulatrice et paradoxale, Ramata, dans la ville de Dakar. Dans ce roman, en
parallèle à l’histoire de Ramata, l’auteur fait allusion à l’histoire du
Sénégal et quelques anecdotes sur Leopold Sedar Senghor. Ce roman est fait de
scandales, de rebondissement, de sujets contemporains, de réalisme (ou pas
selon vous).
Le matin du samedi 3 avril, la
veille de la fête nationale, dans un bar non loin de Dakar, Diodio, la patronne
du « Brise de Mer », retrouve le corps d'une vielle femme morte, à
cause d'une tempête nocturne qui a inondé les rues et ravagé une grande partie
des habitations proches de la mer. Le narrateur apprend la nouvelle et Gobi, un
vieil alcoolique lui propose de lui raconter l’incroyable histoire, et vie, de
Ramata Kaba.
Devant l'hôpital Aristide-Le Dantec, arrive un jour la femme du
procureur général Matar Samb, Ramata Kaba. Le Gardien Ngor Ndong, de la
maternité, ne faisant que son travail, se fait agresser sauvagement par cette dernière
pour avoir lui avoir refusé l’accès au
complexe sanitaire, car celle-ci n'avait aucun laisser-passer en sa possession.
Apres l'avoir insulté, menacé, et même lancé sa chaussure, elle rentre furieuse
chez elle, raconte tout à son mari en déformant complètement la vérité, celui-ci
se voit obliger de croire sa femme, le procureur général eut alors un coup de fil
du professeur Gomis de la maternité Le Dantec, un ami d'enfance. Ils s’expliquent
clairement, mais Matar ne veut pas croire que sa femme ait menti alors Matar envoie
des gendarmes donner une correction et ils l’arrêtent Ngor, et celui meurt au
poste, dans des circonstances horribles et étranges.
Mais une idée lui vint alors : faire
appel, pour étouffer cette mort scandaleuse, à Jackson, spécialiste de ces
situations douloureuses. Effectivement avec 10 millions l'affaire fut étouffée
rapidement. Malheureusement Jackson mourut quelques années à cause d'une
maladie pulmonaire après avoir couché avec la femme d’un autre, et en essayant
de s’enfuir il sauta par une vitre.
Vingt ans plus tard ... Ramata part rendre
visite à sa fille, Dieynaba, son gendre, Junior, et son petit-fils qui vient de
naître. Elle se rend donc à la maternité Le Dantec en fin d'après-midi. Armondo
Junior, lui propose de la ramener car il se fait tard mais Ramata refuse et préfère
prendre un taxi. Mais au lieu de la ramener chez elle, le chauffeur prend une
route inconnue pour ensuite s'arrêter, la menacer avec un couteau, la violer et
s'enfuir en lui volant son collier d'or, son bijou le plus précieux. Ramata,
revenue à elle, ramassa ses chaussures et aperçut une boîte d'allumettes appartenant
sans doute à son violeur car son nom y était inscrit, Ngor Ndong. Elle la garda
précieusement en espérant retrouver ce chauffeur inconnu qui avait réussi à lui
faire ressentir de l’extase pendant le viol tandis qu'aucun homme n'y était
arrivé auparavant dut a son excision. Elle le retrouva donc après plusieurs
recherches. Mais qui était donc ce Ngor Ndong ? C'était en fait le fils du
gardien de la maternité appelé ainsi en mémoire de son père qui était mort au
moment de sa naissance. Ce que Ramata, ne savait pas car cette affaire vieille
de 20 ans, elle ne s’en souvenait plus. Sa
vie fut mouvementée : élève brillant, il quitta l’école pour devenir un délinquant
juvénile après avoir battu son père adoptif, le frère de Ngor Dong, son vrai père,
qui lui-même battait sa mère et en ayant
tué un des amants de sa mère. Il devint un homme très surveillé par la police.
Quant à Ramata, elle subit une excision
lorsqu'elle avait douze ans, depuis lors aucun homme n'avait pu la combler,
jusqu'après son mariage avec Matar Samb.
Un jour lorsque Matar Samb écrivait un
discours, le téléphone sonna et un adjudant-chef le pria de venir chercher sa
femme au commissariat de police. Il apprit que Ramata a été découverte durant la
nuit dans un bar de prostituées en compagnie du criminelle plus en vogue :
Ngor Ndong. En effet elle avait passé deux semaines dans une de ses villas près
de Dakar avec Ngor Ndong qu'elle avait enfermé pour assoupir ses désirs.
Lorsque Matar demanda des explications à Ramata celle-ci lui expliqua tout
depuis son excision jusqu'à sa frigidité. Matar en fut consterné au point
d'être frappé d'immobilité.
Mais une fois ses aveux terminés, Ramata
retourna dans sa villa où elle avait passé deux semaines avec Ngor Ndong
espérant le retrouver et encore une fois un coup de téléphone le professeur
Gomis la supplia de revenir car un grand malheur venait d'arriver. C'était le
suicide de son mari. Ils décidèrent donc de cacher cette affaire. Ils simulent
son suicide par une crise cardiaque.
Puis après l'enterrement Ramata revint au Copacabana, bar de prostituées, pour
y chercher son violeur. Elle donna beaucoup d'argent à Golda Meir, la patronne,
afin de retrouver Ngor Ndong. Elle disparut pendant longtemps pour revenir un
beau jour après un long séjour à l'hôpital d'où elle s'était évadée pour
arriver dans ce bar. Pendant ce temps le professeur Gomis mourut, perturbé par
la maladie psychologique de Ramata qui ne cessait d'appeler Ngor Ndong. Puis
grâce à l'argent de Ramata, Golda Meir acheta un bar, le Brise de Mer dans
lequel, elle reprit son affaire. Elle y garda Ramata qui était dans un état de
langueur extrême toute l'année sauf au moment où fleurissent les flamboyants,
époque de l'année où elle connut, jadis, son violeur. C'est ici que Ramata
termina sa vie, le 3 avril, la veille de la fête nationale sous la pluie au
pied du Brise de Mer.
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