Si ce roman était un tableau, ce serait "Sourire d'Afrique" d'Albert Loret. En effet, le sourire innocent et l'énergie se dégageant du tableau sont propres à ceux dégagés en apparence par Ramata. On pourrait y avoir Ramata jeune enfant, encore heureuse, et aussi la façade qu'elle aborde dans sa vie d'adulte. Les yeux gris sont nettement moins rieurs que le visages, et on peux y voir le présage, le signe de se qui se passe sous la couverture du visage de Ramata.
(http://panafricanisme.com/sourire-dafrique-une-peinture-au-pastel-dalbert-loret/322/)
Si ce roman était une mélodie, ce serait "Killing you and me" de Flox, à cause rythme Reggae qui accompagne la nonchalance apparente de la vie au Sénégal, malgré le thème sérieux caché dans les paroles, qui irait de pair avec l'intrigue sombre autour de Ramata, qui, elle aussi, tue sont entourage ("killing you and me") avec ses intrigue et ses préoccupations décadentes. Cette chanson n'aborde pas forcément les thèmes de Ramata, mais elle accompagnerait d'après moi très bien certaines scènes d'un film sur ce livre. On peut aussi voir l'attachement entre Ramata et Ngor Ndong "I need you and You need me".
Le rythme, encore une fois, serait très approprié a l'atmosphère parfois décontractée du roman.
(https://www.youtube.com/watch?v=p2M1vnowB8w)
Si Ramata était était un objet, ce serait un bijou en toc, imité à la perfection, toujours par rapport a l'apparence de Ramata, qui déguise sa véritable nature, et les ambitions basses liées a l'objet (paraître "riche") et à Ramata (qui est immorales, désespérée, pitoyable dans sa fin).
Ce serait un collier d'or lourd, comme celui que Ngor Ndong demande qu'on remette à Ramata à sa mort. Un bijou en métal imprégné de chaleur, aux détails parfaits, mais trop lourd pour être de l'or véritable.
Si Ramata était une odeur, ce serait l'odeur d'ammoniaque désagréable que l'auteur décrit plusieurs fois dans ce livre. Je ne trouve pas de raisons particulières à cette association, sinon la présence de cette odeur dans l'histoire, et le fait de la saleté qui lui est associé, qui correspond à la "saleté" de l'histoire autour de celle de Ramata, de la mort de son mari, et de ses occupations adultères, ainsi que la mot de tous ses proches et des profiteurs sans scrupules (jackson) qui reviennent perpétuellement tourner autour de l'affaire.
Enfin, si Ramata était un goût, ce serait celui d'un thé Attaya sucré, mais mal réalisé, avec un arrière gout trop amer, encore une fois à cause des apparences trompeuses de la protagoniste. Le buveur et le lecteur, à la pensé du sucre, ou à la lecture de la quatrième de couverture, s'attend donc à un thé doux, sucré, ou à l'histoire d'une femme de bien , "merveille de la vie". Mais le sentiment désagréable des attentes décues, et la surprise du goût accompagerait bien la désaprobation que l'on peut avoir vis-à-vis de Ramata au fil du roman.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire