vendredi 24 avril 2015

OUI?

Ramata est un roman écrit  en 2008 par Abasse Ndion, auteur sénégalais ne en 1946.L’histoire se déroule au Sénégal, notamment a Dakar mais avec des digressions vers Saint-Louis, Bargny et d’autres lieux de la terre de la teranga. L’auteur met en place deux histoire intéressantes celle de Ramata, femme de grande beauté, et l’histoire du Sénégal avec notamment la succession d’Abdoulaye Wade a Abdou Diouf et des allusions sur différentes ethnies  dont les Lébous comme l’a bien dit Raphael. Tout de même le récit se focalise en grande partie sur la vie de Ramata.

Afin de raconter l’histoire de cette femme à l’apparence resplendissante Abasse Ndion utilise un personnage, Gobi, qui n’apparait à aucun moment dans l’histoire mais nous fait part de ce qu’il sait. Tout commence donc dans un bar, une femme est retrouvée morte  juste devant ce lieu peu fréquenté. Néanmoins, il y a 3 personnages dont Gobi et le narrateur qui animent la discussion. En échange de quelque cigarette Gobi raconte tout ce qu’il sait au sujet de Ramata et le narrateur l’écoute attentivement.

Le récit ne suit pas un ordre chronologique donc il est nécessaire de mentionner les aspects de la vie antérieure de Ramata, de sa naissance à sa rencontre avec son mari Matar. Elle nait dans un village assez éloigné ou la culture et les habitudes sont respectées par tous. Elle doit aider sa famille mais la plupart de sa jeunesse est marquée par son excision. Ses plaisirs sexuels lui causeront une grande insatisfaction pendant une longue période de sa vie. Suite à cette délicate phase de sa vie, elle se rend à Dakar ou elle va vivre avec son oncle pour faciliter son accès à l’éducation. Ramata est plongée dans un contexte complètement différent mais fini par s’y habituer et rencontre Matar lors d’une manifestation organisée par l’Union Démocratique des étudiants de Dakar. Au bout de seulement quelque jour, il se présente lui même a sa famille  et réussit à les convaincre, grâce a sa détermination et sa situation financière scandaleuse (héritier de la Holding Sam), de lui confier la jeune fille.
Elle se métamorphose, toujours aussi jolie et attirant le regard de tous, ce n’est plus la même personne. Menteuse et éternel insatisfaite elle va commettre des actes surprenants et que certains qualifieront de fous.
Des le début de son œuvre, l’auteur nous plonge dans un des nombreux événements inattendus et passionnants. Une femme se présente au portail d’un hôpital pour voir son gynécologue avec lequel elle a une liaison mais elle n’a pas prit de rendez-vous. Capricieuse et se croyant tout permis grâce au rôle de son mari, Matar qui s’occupe de la Justice, elle menace, insulte et agresse le pauvre gardien qui ne peut la laisser rentrer. Son mari, sur une fausse version de l’histoire racontée par sa bien aime, fais arrêter Ngor Nong (gardien) qui est battu a mort mais rien ne sera révélé car  un professionnel nomme Jackson ainsi que de nombreux millions dépenses Matar étouffent l’affaire. Jackson va jusqu’a corrompre le peu de famille restant au pauvre innocent grâce a quelques liasses qui représentent une somme astronomique pour son entourage. Attiré par cette vie de rêve, son frère ainé cède. On se prépare donc a l’histoire avec de nombreuses injustices, des comportements honteux et un suspens continu caractérisé par des rebondissements continus.
Néanmoins, Ramata n’arrête pas de faire des caprices, celle qui vit dans “un palais flambant neuf surplombent la mer”, continue sa vie de reine et se maintient comme le dit l’auteur “très bien,vraiment”. Un soir, toute bascule, sa fille Dieynaba accouche à une heure tardive. Ramata s’y rend pour la soutenir mais quand elle veut rentrer chez elle, le ciel n’est plus éclairé, les gens dorment et les rues sont désertes mais Ramata prend un taxi bien qu’elle soit consciente des risqué que ca comporte. Le taximan est silencieux et profite du sommeil de la belle pour l’emmener dans une route éloignée, il la sort du taxi et la viole sur le sol nu. Son mari, en voyage, n’est pas mis au courant, il pense que le Taximan nomme Ngor NDong, membre de la famille du gardien tué au début du récit et partageant le même nom, a en réalité sauve Ramata et veut donc le retrouver sur ordre de sa femme. Cette dernière souhaite le revoir, non pas pour le remercier comme elle le dit a son mari, mais parce que c’est le premier homme à être parvenu à lui procurer la moindre sensation au niveau physique et elle veut répondre a son manque.
Parallèlement, comme cite dans la brève introduction, on nous parle des Lebous, qui seules contre tous, arrivent à s’en sortir face aux autres ethnies.
De l’autre cote les gendarmes de  Rufisque se mettent tous à la recherche de ce fameux Ngor Ndong afin de satisfaire les demandes du ministère de la justice et époux de Ramata, Matar Samb. Suite a une longue recherche le dangereux personnage, qui a tue ses parents sans que personne sache et est arrêté plusieurs fois, est trouve dans un minable bar “Le Capocabana”.Devant les officiers, elle ne fait que le remercier pour maintenir la crédibilité de ses propos. Ensuite, en faisant croire a sa famille ‘quelle retourne au village, elle passe deux semaines entières avec Ngor Ndong dans une de ses maisons dont personne ne connait réellement l’existence. Mais rapidement il manque à ce délinquant l’ambiance du Copacabana et l’alcool qui lui permettait de s’épanouir. Ramata pour ne pas se séparer de son amant, décide de l’accompagner, ce n’est le genre de femme a fréquenter ces bars peuplés de prostituées et anciens détenus et quand les gendarmes se rendent dans ce lieu pour effectuer une rafle, ils se chargent d’informer le plus vite possible Matar de la présence de sa femme.
Ce dernier furieux envers sa femme la ramène à Dakar. Mais elle lui annonce enfin la vérité sur toute leur histoire. Matar est donc mis au courant des nombreux adultères, du viol de sa femme et surtout du fait qu’elle ne l’a jamais aimé. Il est bouleversé et ne cesse de penser a toutes ces paroles, cela le mène jusqu’au suicide découvert par le professeur Gomis, gynécologue et ancien partenaire de Ramata. Il informe l’ensemble des proches dont Ramata qui connait les raisons d’un tel acte mais joue parfaitement son rôle d’innocence et évite tout soupçons, l’affaire sera finalement étouffée pour ne pas alimenter les différents commérages. Sa famille qui pense qu’elle ne va guerre bien essaie de la soutenir mais, derrière cette apparence de femme abattue, elle ne pense qu’à retrouver Ngor Ndong, l’homme de tous ses désirs. Elle ne le retrouve plus et devient folle, ce qui amène sa famille à l’interner. Elle s’évade et retourne au Copacabana dans l’espoir de le retrouver mais il n’aimait cette femme et ne pouvait être a son service. Il était parti définitivement depuis un moment et Ramata en devint folle.

Sa famille cherche dans tous les lieux envisageables mais ne parvient pas à la retrouver. De plus, ils ont d’autres problèmes un journaliste au courant du suicide veut dévoiler les faits mais il finira par être menace et retirera son article tandis que son informateur sera abattu. On en revient aux nombreuses injustices et  comportements honteux mentionnés initialement ou la liberté d’expression et de presse n’est pas respecte. Tiguis compagnon de voyage de Ngor Ndong  annonça la mort de son ami et Ramata fut dévastée. Elle passait ses journées au Copacabana, ne buvait pas, ne parlait plus et a chaque saisons des pluies devenait incotrolables. Elle avait vieilli e n’était plus la femme magnifique que l’on avait connu. Les gérantes du Copacabana mirent le bar en vente et allèrent s’installer au Brise-Mer en trainant Ramata avec elles. Cette dernière qui n’avait plus rien a vivre, resta dehors un soir marqué par une des plus grandes vagues de froid depuis un long moment, s’écroula et ne se releva plus. Le récit se termine avec les interrogations du narrateur suite a la fin du discours de Gobi. Comment sait-il tout ca ?

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