On peut dire que Ramata est une œuvre réaliste car
Abasse Ndione respecte les caractéristiques de ce mouvement. Abasse décrit les
mœurs de son pays : « les cultures vivrières avaient prospéré,
la traite arachidière venait à peine de s’achever […] les greniers de mil
étaient pleins ». On sait que les cultures alimentaires principales au Sénégal
sont le riz, l’arachide et la canne à sucre. De plus l’auteur nous parle du
climat : « l’hivernage commence fin mai- début juin ». Le Sénégal
ne compte que 2 saisons, l’hivernage(ou saison des pluies) et la saison sèche.
On retrouve la description du vêtement traditionnel à travers le boubou jaune
de Jackson et l’évocation du mot « car rapide » qui est le transport
en commun typique et le plus utilisé au Sénégal, notamment dans la capital. Abasse
Ndione nous mentionne l'éducation du pays car celui-ci étant un pays en voie de développement, une grande
partie de la population sénégalaise est analphabète, on peut le voir dans le
roman par le fait que Mbagnick ne soit jamais allé à l’école et ne peut pas signer. Il nous
montre également une société sénégalaise où l’argent et la corruption jouent un
rôle très important. En effet dès le début de l’histoire, Matar Samb étouffe le
meurtre de sa femme grâce à Jackson et à des billets de banque. A la fin de leur magouille, on
apprend que Jackson a arnaqué Matar et lui a volé plusieurs millions. La phrase de Matar : « Les gens
ont faim dans ce pays, ils s’achètent comme des beignets. » confirme bien
cet argument. L’auteur mentionne aussi des lieux réels comme « Daniel Sorano »,
le village de « Sangalcam » ou encore l’hôpital « le Dantec ».
Enfin on retrouve dans le roman des éléments
comme la BMW, la Mercedes ou encore les boissons alcoolisés (le Smirnoff), qui
font partis de notre époque. Tous ces éléments permettent de ranger le roman Ramata dans le mouvement réaliste.
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