jeudi 9 avril 2015

On a ici 4 premières de couverture de Ramata qui nous la présentent sous différents aspects.                     

Deux d’entre elles nous montrent la tête de l’héroïne (l’une de profile, l’autre de face), les yeux fermés comme plongée dans un rêve. Elle donne l’image d’une femme élégante et gracieuse. Son visage sobrement maquillé, sa peau supprimée de toute imperfection, la tête haute et légèrement illuminée laissent apercevoir une femme d’une beauté inégalable, dotée d’une douceur et d’une dignité impressionnante. Je suis tout à fait d’accord avec Reda lorsqu’il dit que la première couverture ne montre pas la sournoiserie de Ramata et donc son vrai visage. Mais d’un autre côté ces deux représentations du personnage décrivent bien la première impression que l’on se fait d’elle. Elles montrent la Ramata telle que son mari et beaucoup de personnages de l’histoire la voient. Je ne suis par contre pas d’accord avec l’idée que ce fait Tifene de la couverture où Ramata est de face les yeux fermés. Contrairement à elle, je n’y vois pas l’héroïne comme effrayante et n’aperçois pas son côté sombre.

Une autre couverture présente le personnage allongé sur un lit, habillé d’un simple collier et recouverte de moitié par un drap. Son visage est cette fois baissé, laissant l’attention se portée sur son corps nue. C’est une Ramata déjà plus fidele à sa réelle personnalité, une femme sensuelle et provocante. Mais encore une fois sa douceur dissimule sa fourberie. Je partage l’idée de Marie-Liesse sur le fait que cette représentation du personnage nous en dit trop sur l’histoire et ne laisse pas assez de suspens au lecteur.      
         
D’après mon parcours tout au long du livre, la quatrième couverture est pour moi celle qui représente le mieux Ramata. On voit son visage de face, coupé à la symétrie. Elle est fortement maquillé par des couleurs sombres ce qui fait ressortir le blanc de son œil. L’héroïne nous fixe. Je rejoins l’avis d’Alexandra sur cette couverture. Comme elle le dit, le visage coupé de Ramata symbolise sa face cachée, invisible pour la plupart des personnages. Je suis aussi d’accord pour dire que son imposant maquillage révèle sa classe sociale. Elle donne l’image d’une lionne prête à tout pour arriver à ses fins, une femme manipulatrice. Sa sournoiserie qui au début du livre est  introuvable est ici frappante.

 

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