On a ici 4 premières de
couverture de Ramata qui nous la présentent sous différents aspects.
Deux d’entre elles nous montrent la tête de
l’héroïne (l’une de profile, l’autre de face), les yeux fermés comme plongée
dans un rêve. Elle donne l’image d’une femme élégante et gracieuse. Son visage sobrement
maquillé, sa peau supprimée de toute imperfection, la tête haute et légèrement
illuminée laissent apercevoir une femme d’une beauté inégalable, dotée d’une
douceur et d’une dignité impressionnante. Je suis tout à fait d’accord avec
Reda lorsqu’il dit que la première couverture ne montre pas la sournoiserie de
Ramata et donc son vrai visage. Mais d’un autre côté ces deux représentations
du personnage décrivent bien la première impression que l’on se fait d’elle.
Elles montrent la Ramata telle que son mari et beaucoup de personnages de
l’histoire la voient. Je ne suis par contre pas d’accord avec l’idée que ce
fait Tifene de la couverture où Ramata est de face les yeux fermés.
Contrairement à elle, je n’y vois pas l’héroïne comme effrayante et n’aperçois
pas son côté sombre.
Une autre couverture
présente le personnage allongé sur un lit, habillé d’un simple collier et
recouverte de moitié par un drap. Son visage est cette fois baissé, laissant
l’attention se portée sur son corps nue. C’est une Ramata déjà plus fidele à sa
réelle personnalité, une femme sensuelle et provocante. Mais encore une fois sa
douceur dissimule sa fourberie. Je partage l’idée de Marie-Liesse sur le fait
que cette représentation du personnage nous en dit trop sur l’histoire et ne
laisse pas assez de suspens au lecteur.
D’après mon parcours tout
au long du livre, la quatrième couverture est pour moi celle qui représente le
mieux Ramata. On voit son visage de face, coupé à la symétrie. Elle est
fortement maquillé par des couleurs sombres ce qui fait ressortir le blanc de
son œil. L’héroïne nous fixe. Je rejoins l’avis d’Alexandra sur cette
couverture. Comme elle le dit, le visage coupé de Ramata symbolise sa face
cachée, invisible pour la plupart des personnages. Je suis aussi d’accord pour
dire que son imposant maquillage révèle sa classe sociale. Elle donne l’image
d’une lionne prête à tout pour arriver à ses fins, une femme manipulatrice. Sa
sournoiserie qui au début du livre est introuvable est ici frappante.

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