mercredi 22 avril 2015

La fin de l’écrit de Gwreen est très intéressante. Je suis d’accord avec elle lorsqu’elle dit « Si nous admettons qu'il est intérieur alors une certaine subjectivité est admise car l'histoire se déroulerait selon le point de vue de Gomis* et serait rapporté par le narrateur. » Néanmoins, selon moi ce serait selon le point de vue de Gobi et non Gomis. En prenant le point de vue interne, de nombreuses hypothèses pourraient être émises concernant sa question ‘comment Gomis(Gobi selon moi) aurait hérité de cette histoire ? ‘ .On pourrait imaginer de nombreuses situations. Un personnage qui suit Ramata tout au long de sa vie, nous rapporte l’histoire ?Ce personnage pourrait s’identifier dans la personne de Gobi et expliquerait pourquoi il est encore sur les lieux lorsqu’elle est trouvée décédée (la suivre du début a la fin) malgré plusieurs interrogations(pourquoi ne l’a-t-il pas sauvé lors du viol ou encore le fait que Ramata s’en serait rendu compte au bout d’un moment).Mais peut-être que Gobi l’a également appris a travers un récit, tout comme nous, ou grâce a la littérature orale plus connu sous le nom de « tradition orale »  qui est très répandue en Afrique, lieu où se déroule l’histoire. Il s’en serait alors inspiré tout en la modifiant légèrement pour la rendre plus pertinente afin d’intéresser son interlocuteur qui, on ne doit pas oublier, s’occupe de ses frais au bar. Une histoire aussi pertinente qui expliquerait une mort récente, entretiendrait le narrateur qui en contrepartie répondrait aux besoins de Gobi.

Je tiens également à citer le passage Sadio Ba « Tout d'abord même si l'histoire est étonnante elle pourrait bien arriver a n'importe qui. » car je suis tout a fait d’accord. Pour cela je ne suis pas d’accord avec Lyne G lorsqu’elle dit « Pour finir, le fait que l'homme qui arrive à sortir Ramata de sa frustration et qui parvient à la rendre heureuse n'est d'autre que le fils du gardien tuer par la faute de cette dernière est une coïncidence bien trop grande pour être réelle. »Car dans la société il y a des cas bien plus choquants. Des frères et sœurs qui se sont unis par le mariage sans savoir qu’ils avaient des liens familiers car sépares a la naissance, cas qui a fait clameur en Angleterre il y a quelques années. Certes  autant de bouleversements dans une seule histoire semblent « tirés par les cheveux » comme le dirait Antoine Alix mais ce cas prouve que c’est possible. De plus quand Lyne dit  « Puis, la rencontre de Ramata et Matar Samb est si rapide, leur mariage s'organise si précipitamment, le coup de foutre qui se passe (spécialement pour Matar) relève duconte de fée » je me dois de la contredire. Je peux comprendre le point de vue mais ca peut s’expliquer. Matar est un homme riche, convaincant et répond a l’ensemble des demandes (et traditions) de la famille de Ramata. C’est une fille jeune, elle ne sait pas ce qu’elle fait et n’est pas prête pour une décision si importante. Confrontée à une telle pression sur un court intervalle de temps elle se trompe (peut-être pensant à sa possible vie de princesse ?).D’ailleurs, cela est confirme a la page 364 lorsque Ramata fait ses aveux « Quand nous nous sommes connus, les choses sont allées trop vite, je n’ai eu le temps de réfléchir pour savoir si je t’aimais au point de lier pour toujours mon existence a la tienne .Très rapidement, je me suis aperçu que je ne t’aimais pas. »On a donc deux points de vus complètement différents mais cela est possible (et heureusement que l’on a pas tous le même avis)

Enfin je souhaite reprendre la remarque de Gwreen  « d'analyser l'incipit afin de voir si la tonalité réaliste est belle et bien présente et présentée dès le début du roman. » car je n’y avais pas du tout pensé mais c’est tout a fait vrai. Enfin, lier cette remarque  à celle de Maher « Lors de la quatrième de couverture, Ramata est décrite comme une déesse, ce qui sort de l'ordinaire cette femme » est intéressant. Ce n’est pas l’incipit comme le disait Gwreen mais elle peut, tout de même, nous donner une idée sur l’histoire à venir et donc sa tonalité.

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