samedi 18 avril 2015
Dès l'incipit, on peut classer ce roman dans le réalisme. Le cadre temporel est fixé avec précision "Le samedi 3 Avril, veille de la fête nationale, dès les premières heures de la matinée". On y précise même la température et la saison. "Fête nationale", "Hivernage", "Saison des pluies", "Cultures vivrières", "La traite arachidière" font référence à des réalités sénégalaises. Des lieux précis de Dakar sont évoqués tout au long du roman, le "service d’hygiène", "L'hôpital Aristide de Dantec", décrit dans son architecture, l'aéroport de Yoff , le quartier de Ranrhar qui est décrit avec précision. "Sangalcam", "Rufisque", la ville de "Thiès", "Diamniadio","Saint-Louis", "Mbour", "Kaolack" sont évoqués. Les lieux sont décrits avec précision. Un événement historique important est même évoqué avec précision : c'est le retrait du pouvoir du président Léopold Sédar Senghor, le 31 Décembre 1980, qui laisse la place à Abdou Diouf. Cet événement est accompagné d'interprétation sur le départ de Senghor. De nombreux dialogue rendent le roman plus vivant et l'histoire plus réelle. A cela s'ajoutent aussi des rappels historiques sur le Sénégal à travers l'histoire du Diaraf de Bargny et les Lébous, des premières années de l'indépendance du Sénégal. Ce roman au travers de l'histoire de Ramata fait une critique de la société sénégalaise : la bourgeoisie corruptrice et égoïste,les inégalités sociales.
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