dimanche 19 avril 2015

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Si je devais choisir je ne dirai pas que c’est un réel souci d’objectivité pour Abasse Ndione mais plutôt pour Emile Zola d’après mes impressions de lecture. Dans Thérèse Raquin tout semble réellement exagéré, non seulement les actes et les réactions des personnages qui tombent souvent dans un excès de rage mais aussi leur personnalité médiocre. De plus ,les décors comme la boutique des Raquins est également décrite d’une façon extrêmement laide. Zola étudie les comportements mais il ne s’appuie pas sur des preuves matérielles donc, selon moi, afin de se justifier il exagère pour bien distinguer les caractères et se donner une certaine crédibilité. Faire des analyses scientifiques et psychologiques à travers un roman est extrêmement difficile. Il va du personnage extrêmement mou et naïf(camille)  a Laurent qui, au contraire, bat sa femme et complote constament.il met donc en avant les différentes personnalités dans la société que l’on distingue clairement a travers ses descriptions hyperboliques.
Néanmoins on peut observer ces différents phénomènes dans la vie courante tout comme l’histoire dans Ramata et c’est surtout cet aspect des écrits, ainsi que l’utilisation de nom de lieux réels, qui donne une tonalite réaliste aux deux œuvres.

Abass Ndionne lui décrit une histoire a travers la discussion de deux personnages et c’est peut-être pour cela que Ramata est décrite si splendide, peut-être que l’homme racontant l’histoire est sous le charme de Ramata  et donne, par conséquent, son avis personnel. Je ne peux savoir mais le reste me semble objectif, les faits que relate l’auteur sont vraisemblables car, vivant au Sénégal, nombreux d’entre nous ont déjà assiste a des situations de corruption et fait face a des inondations. Le paysage, mise a part quelque adjectifs qui le magnifient ou le déprécient, me semble bien décrit et les évènements politiques sont racontés selon un ordre chronologique  précis et de manière véridique. Comme l’a dit Marie-Liesse Lamour de Caslou  « Avant d'écrire ce roman l'auteur a sans doute pris le temps de bien étudier tous les aspects aussi bien culturel que géographique et historique »  et le fait qu’il n’ait rien a prouver ou a défendre, contrairement a Zola, qui lui permet de narrer son histoire de façon plus objective.

MASSI CHEVAUX DOUNDEU

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